Écrans & TV 3 minutes à lire Publié le 04/03/22 mis à jour le 07/03/22 Partager Il était une fois en Amérique », de Sergio Leone 1984. Warner Bros Le film de Sergio Leone, diffusé ce dimanche 6 mars sur Arte, relate les souvenirs d’un ancien gangster plongé dans le trafic d’alcool pendant les années de prohibition. Analyse de la séquence du meurtre du tout jeune Dominic, scène capitale et bouleversante sur fond de flûte de Pan. Longtemps considéré comme l’inventeur d’un genre divertissant mais mineur baptisé non sans un brin de mépris western spaghetti », Sergio Leone dut attendre la sortie d’Il était une fois en Amérique pour être regardé d’un meilleur œil par une certaine critique obstinée à ne voir en lui qu’un démythificateur. Embrassée dans sa totalité, l’œuvre n’est pourtant que symboles et archétypes, merveilleux et grotesque, incessants miroitements entre passé et présent, tragédie, fantasme et bouffonnerie le langage même des mythes. Il était une fois les “gueules” de Sergio Leone Comme ceux d’Eisenstein, de Welles ou de Kubrick, les films de Leone se déroulent à la lisière du rêve, du bizarre et de l’invraisemblable tout en approchant des vérités éternelles. Bien sûr, cela ne va pas sans quelque déconstruction du faux ordinaire, de la réalité » prémâchée ; le réel brut ne surgira qu’au prix de cette cruauté. La séquence centrale d’Il était une fois en Amérique, celle où tout bascule, en est la parfaite illustration. Elle s’ouvre sur un plan large composé comme un tableau. Deux rangées d’immeubles en briques encadrent une rue quasi déserte. De la fumée sort d’un sol détrempé. Au fond, massif, imposant, le pont de Manhattan opère une trouée bleu-gris sur les teintes marron, ocre et rouge foncé. Ce n’est pas un canyon de l’Ouest américain, mais cet espace n’est pas moins mythique. Ici, les hommes, venus de la mer, ont bâti en hauteur, cru toucher à l’éternité. Et c’est bien ce que les cinq gamins qui traverse nt le cadre pensent avoir eux aussi atteint. Le rêve américain, sortir de la misère, manipuler l’argent, dominer la Babel de verre et de métal, égaler les dieux. Mais ces petits gars vêtus comme les gangsters à la dernière mode ont endossé des habits trop grands pour eux. Et oublié que les dieux réclament toujours un sacrifice. Le plus jeune d’entre eux, Dominic, danse et virevolte, s’échappe à droite, tandis que Cockeye littéralement, Œil de bite » l’accompagne de sa flûte de Pan. Des voitures, des charrettes apparaissent. Le pays se construit encore, oscillant entre la vieille Europe et une modernité rutilante. Deux policiers à cheval lorgnent le groupe, qui ralentit un peu. On a beau arpenter le pavé en se balançant à la manière des durs, on reste des gosses qui craignent le coup de bâton. La menace passée, Dominic poursuit sa course et, se détachant des autres, s’élance dans un tunnel. Soudain, il se fige. Silence et flûte de Pan Une silhouette se dirige vers lui, bouchant l’issue, fermant son destin. À toute allure, l’enfant revient vers Maxie, Cockeye, Patsy et Noodles en criant Bugsy comin’ ! Run ! » En contrechamp, les quatre amis s’arrêtent, hébétés. Bugsy, leur rival, leur avait déjà cassé la gueule. Cette fois, il vient pour tuer. Bref silence. Seconde interminable. Et soudain, la flûte de Pan reparaît avec un autre thème d’Ennio Morricone, tragique, très haut perché. On croit entendre un oiseau de malheur, voir battre les ailes de l’épouvante. s Bravo Il était une fois en Amérique Sergio Leone Le plan est l’un des plus beaux de l’histoire du cinéma. Au ralenti, les cinq enfants fuient vers la caméra et s’efforcent de se cacher. En retard, Dominic demeure seul au milieu de la rue quand retentit le premier coup de feu. Il s’effondre, touché au dos. Noodles se précipite et le traîne à l’écart, le pont monumental toujours dressé, indifférent, à l’arrière-plan. Dominic ouvre un œil, prononce Noodles, I slipped » Noodles, j’ai dérapé » et meurt. Image de pietà , aucun ange n’a été envoyé pour arrêter la main sacrificielle posée sur l’enfant. Capture d’écran du plan sur Noodles qui soutient encore le petit garçon sans vie. Warner Bros / Capture d'écran Contreplongée sur Noodles, qui soutient encore le petit garçon sans vie. Image de pietà . Aucun ange n’a été envoyé pour arrêter la main sacrificielle posée sur l’enfant. Tout a été affaire de regard, des flics sur les enfants, des enfants découvrant l’assassin, de celui-ci visant le plus faible d’entre eux, de Dominic à Noodles qui, ne sachant plus où poser ses yeux, se trouve dépossédé en un instant de son enfance et de son innocence. Bientôt, lui aussi va tuer. Avant le tout dernier plan du film, on ne le verra plus rire, plus jouir, à peine vivre. Se hisser jusqu’à l’Amérique impliquait la perte du corps et de l’âme. Le reste du parcours de Noodles ne sera que destruction, errances fantomatiques et erreurs tragiques, solitude sans remède. Il n’y a de mythes qu’inaccessibles. Mais en l’attestant, le cinéma de Sergio Leone offre en consolation la nostalgie et la pitié, la beauté des images, des sons, des expressions. Et restitue un peu de ce paradis perdu notre humanité. À voir r Il était une fois en Amérique, de Sergio Leone, dimanche 6 mars à 21h05 sur Arte. Partager Contribuer
Dernierfilm de la programmation des «Grands classiques au cinéma» du Régent pour la saison 2015-2016, le film de Sergio Leone Il était une fois en Amérique, en version longue restaurée
Il était une fois en Amérique Séances News Bandes-annonces Casting Critiques spectateurs Critiques presse Streaming VOD Bande-annonce Séances 1 Streaming VOD Spectateurs 4,5 22481 notes dont 831 critiques noter de voirRédiger ma critique Synopsis Interdit aux moins de 12 ans A New York, à la fin de la prohibition, Noodles se réfugie dans une fumerie d'opium après un coup qui a mal tourné. Plus de trente ans plus tard, il est de retour en ville et se remémore son passé de gangster de sa jeunesse de voyou dans les années 20, marquée par sa rencontre avec son ami Max et leurs nombreux trafics dans le ghetto juif de la ville, jusqu'à la période de prohibition où leur bande, liée par une profonde amitié, s'enrichit et marque son ascension dans la pègre grâce au commerce illégal d'alcool. Noodles se rappelle aussi de sa relation amoureuse échouée avec Deborah durant toute sa vie. Une oeuvre crépusculaire dense et sublime, ultime volet de la célèbre trilogie de Sergio Leone et dernier film incontournable du cinéaste dans sa version longue Regarder ce film En SVOD / Streaming par abonnement Amazon Prime VideoAbonnement Disney+Abonnement Voir toutes les offres de streaming Orange Location dès 2,99 € VIVA Achat dès 11,99 € HD PremiereMax Achat dès 11,99 € HD Voir toutes les offres VODService proposé par Voir toutes les offres DVD BLU-RAY Séances Soustons Bande-annonce 151 Interviews, making-of et extraits 5 vidéos Dernières news 30 news sur ce film Acteurs et actrices Casting complet et équipe technique Critique Presse Cahiers du Cinéma France Soir L'Express Les Inrockuptibles Libération Positif Télérama Chaque magazine ou journal ayant son propre système de notation, toutes les notes attribuées sont remises au barême de AlloCiné, de 1 à 5 étoiles. Retrouvez plus d'infos sur notre page Revue de presse pour en savoir plus. 8 articles de presse Critiques Spectateurs Ultime oeuvre de Sergio Leone, son testament dont il consacra douze années de sa vie, notamment pour préparer le scénario adapté du livre "The Hoods" de Harry Grey. Il nous fait suivre le destin de Noodle sur trois époques différentes, régulièrement lié à trois amis dont Max et un amour pour Deborah qu'il a rencontre lors de sa jeunesse. Ultime testament qui fut pourtant massacré à sa sortie, notamment par les producteurs américain ... Lire plus Un rêve. Et si tout cela n'était qu'un rêve ? Comment le définir autrement ? Leone lui-même avait précisé à un spectateur curieux que son film commençait et se terminait dans une fumerie d'opium... Ce qui signifie que durant près de 4 heures, nous n'avons peut-être observé qu'un fantasme démesuré. En tout cas, c'est vraiment ce que j'ai ressenti. Il avait rebaptisé l'oeuvre "il était une fois un certain cinéma" en expliquant que ... Lire plus Waouw, waouw, waoux... "C'est géant" ! Je ressors du troisième visionnage de cette oeuvre et c'est toujours la première chose qui me traverse l'esprit dès que survient le générique de fin, mais c'est aussi une impression, celle d'avoir vu passer toute une vie ou bien des vies! en 225 minutes... Sergio Leone, réalisateur italien, a déjà consacré la plupart de ses autres films à l'histoire américaine, filmographie hélas bien courte ... Lire plus Cela faisait longtemps que je voulais voir ce film, mais, et ne me l'explique pas vraiment, j'ai retardé l'échéance de plus en plus, en attendant le moment où je n'en pourrai plus d'attendre et que je ne puisse pas voir un autre film que "Il était une fois en Amérique". Mais, ce faisant, je risquais d'être déçu, après tout le temps que j'ai attendu pour voir ce film, après tout le bien qu'on m'a dit sur celui-ci, vous ne pouvez pas ... Lire plus 831 Critiques Spectateurs Photos 15 Photos Secrets de tournage 3e volet d'une saga américaine Sergio Leone signe ici le troisième volet d'une saga portant sur plusieurs périodes clés de l'histoire américaine. Le premier opus, Il était une fois dans l'Ouest, se situait à l'époque de la conquête de l'Ouest. L'action du deuxième épisode, Il était une fois la révolution, se déroulait en pleine révolution mexicaine, tandis que Il était une fois en Amérique clôture cette trilogie en revenant sur la Prohibition et l'avènement du gangstérisme. Une partition inoubliable La bande originale d' Il était une fois en Amérique est l'oeuvre d' Ennio Morricone, complice habituel de Sergio Leone, pour qui il a écrit cette partition mélancolique plus d'une dizaine d'années avant le début du tournage et qui, au terme d'une longue maturation, est devenu l'un des plus grands classiques de la musique de film. Le testament de Sergio Leone Il était une fois en Amérique est le dernier film de Sergio Leone. En 1989, l'année de sa mort, le réalisateur travaillait sur un projet de long métrage portant sur le siège de Leningrad. 22 Secrets de tournage Infos techniques Nationalités Italie Distributeur Carlotta Films Récompenses 2 prix et 9 nominations Année de production 1984 Date de sortie DVD 31/07/2003 Date de sortie Blu-ray 11/01/2011 Date de sortie VOD 31/01/2016 Type de film Long-métrage Secrets de tournage 22 anecdotes Budget 30 000 000 $ Date de reprise 06/05/2015 Langues Anglais Format production - Couleur Couleur Format audio - Format de projection - N° de Visa - Si vous aimez ce film, vous pourriez aimer ... Commentaires
Ilétait une fois en Amérique, Film de Sergio Leone avec Robert De Niro, James Woods, Elizabeth McGovern. Il était une fois 2 truands juifs, Max et Noodles, liés par un pacte d'éternelle amitié. Ils voient leurs chemins se
s Bravo Disponible sur Amazon Regarder le film Critique par Jacques Morice PubliĂ© le 02/03/2022 Il Ă©tait une fois en AmĂ©rique, ce sont les AnnĂ©es folles et la prohibition, le whisky coulant Ă flots car interdit, les gangÂsters et leurs mitraillettes Ă chargeur circulaire, les pĂ©pĂ©es en satin rose, l’amitiĂ© virile, l’amour divinisĂ© puis souillĂ©, la grandeur et l’anonymat… Paiement sĂ©curisĂ© Sans engagement DĂ©sabonnement simple DĂ©jĂ abonnĂ© ? Je me connecte DĂ©couvrir toutes nos offres Synopsis Le 3 dĂ©cembre 1933. La Prohibition vit ses dernières heures. Noodles et ses amis, des truands enrichis grâce au trafic d'alcool, doivent effectuer une toute dernière livraison. Pour les sauver d'eux-mĂŞmes, Noodles a donnĂ© ses amis. Mais l'arrestation tourne Ă la boucherie et tous sont tuĂ©s... Les films du mĂŞme genre r Très Bien Closer, entre adultes consentants Mike Nichols r Très Bien Madres paralelas Pedro AlmodĂłvar r Très Bien Mud sur les rives du Mississippi Jeff Nichols r Très Bien LibertĂ©, la nuit Garrel Philippe q Bien Deux Filippo Meneghetti Voir les films RĂ©sumĂ© du casting RĂ©alisateur Sergio Leone Acteurs Robert De James Woods Elizabeth McGovern Joe Pesci Burt Young Treat Williams Danny Aiello Tuesday Weld Richard Bright James Hayden William Forsythe Darlanne Fluegel Noodles Maximilian 'Max' Bercovicz Deborah Gelly Frankie Joe Jimmy O'Donnell Police Chief Aiello Carol Joe Patsy Cockeye Eve Regarder Pour soutenir le travail de toute une rĂ©daction, abonnez-vous Pourquoi voyez-vous ce message ? Vous avez choisi de ne pas accepter le dĂ©pĂ´t de "cookies" sur votre navigateur, qui permettent notamment d'afficher de la publicitĂ© personnalisĂ©e. Nous respectons votre choix, et nous y veillerons. Chaque jour, la rĂ©daction et l'ensemble des mĂ©tiers de TĂ©lĂ©rama se mobilisent pour vous proposer sur notre site une offre critique complète, un suivi de l'actualitĂ© culturelle, des enquĂŞtes, des entretiens, des reportages, des vidĂ©os, des services, des Ă©vènements... QualitĂ©, fiabilitĂ© et indĂ©pendance en sont les maĂ®tres mots. Pour ce faire, le soutien et la fidĂ©litĂ© de nos abonnĂ©s est essentiel. Nous vous invitons Ă rejoindre Ă votre tour cette communautĂ© en vous abonnant Ă TĂ©lĂ©rama. Merci, et Ă bientĂ´t. S’abonner
Anecdotes En 1974, Sergio Leone vient à Paris pour visionner un film de Jacques Deray, à qui il pense confier la réalisation d'une de ses productions. Accompagné du producteur Norbert Saada et du comédien André Pousse, Leone se rend aux studios de Boulogne. Pousse raconte la scène :. On entre () et sur la droite je vois au loin un acteur habillé en président
Cest en 1984 qu’était projeté en France, hors compétition au Festival de Cannes, l’inoubliable Il était une fois en Amérique. Dernier film du grand Sergio Leone, cette fresque monumentale, aussi violente que romantique, est considérée aujourd’hui comme le chef d’œuvre du cinéaste, lequel aura porté ce film pendant 13 années avant de le voir sur les écrans. Présenté à sa sortie aux Etats-Unis dans une version largement expurgée de 2h19, totalement dénaturée au montage par la Warner qui la remonte dans l’ordre chronologique, contre la volonté du réalisateur la version intégrale disponible aujourd’hui en compte plus de quatre, Il était une fois en Amérique est le troisième et dernier volet de la grande saga de Sergio Leone portant sur des périodes-clés de l’histoire américaine. Tandis que le premier volet, Il était une fois dans L’Ouest, se situait à l’époque de la conquête de l’Ouest, le second, Il était une fois la révolution, se déroulait en pleine révolution mexicaine. Il était une fois en Amérique, qui clôt donc cette trilogie, est une histoire d’enfance et de gangsters violente et nostalgique, d’amour et d’amitié trahis, dans laquelle, des années de la prohibition à la fin des années 60, Sergio Leone revisite avec maestria les rêves et les cauchemars d’une Amérique et d’un cinéma à jamais perdus. Ce film titanesque, inspiré du roman de Harry Grey À main armée, en anglais The Hoods 1952, nécessita deux ans de tournage et un budget colossal pour l’époque de plus de cinquante millions de dollars. A l’origine, Sergio Leone voulait tourner dans les studios italien de Cinecittà mais fut finalement séduit par le quartier du Lower East Side de New York, dans lequel il fit reconstruire à l’identique le New-York des années 1920, tandis que d’autres scènes furent tournées à Miami, Boston, Montréal, Hong Kong, Paris, Nice ou encore Venise. Poétique, nostalgique, sombre et violent, le dernier film de Sergio Leone repose à la fois sur une mise en scène somptueuse, un scénario implacable et une distribution grandiose, que le réalisateur mit plusieurs années à choisir et à réunir Robert De Niro, James Woods, Joe Pesci, Danny Aiello, Treat Williams, Elizabeth McGovern et Jennifer Connelly donnent ainsi merveilleusement vie aux protagonistes de cette fresque incandescente. Le film suit le destin tragique de David Aaronson, surnommé Noodles nouilles en français, magistral Robert de Niro, et celui de son meilleur ami Max Bercovicz, incarné par James Woods, qui trouve sans doute ici son plus beau rôle. Max, Noodles et leur bande de copains vivent d’expédients et de rapines, jusqu’au jour où ils décident de doubler Bugsy, le gangster notoire pour lequel ils travaillent, qui abat un de leurs amis. Noodles décide alors de le venger et écope de douze ans de prison. Quand il recouvre la liberté, l’Amérique a changé mais la bande est toujours là , dirigée d’une main de fer par Max, sorte de Gatsby le magnifique mafieux, et fait son ascension implacable dans la pègre grâce au commerce illégal d’alcool. L’intrigue du film ne suit pas un ordre chronologique linéaire mais alterne entre trois périodes de la vie de Noodles, le protagoniste principal de l’histoire son adolescence en 1922 où il côtoie le milieu des petits voyous du Lower East Side, le quartier juif de New York qu’il habite avec sa famille, l’âge adulte en 1933 et la vieillesse en 1968. Par le jeu habile d’un montage en flash-back, Sergio Leone livre une vision fabuleuse de l’Amérique de la prohibition, servi par une reconstitution particulièrement soignée. Mais il ne s’agit bien évidemment pas d’un simple film de gangsters entre fascination et répulsion, fantasme et réalité, le cinéaste nous présente sa vision du pouvoir, de cette société américaine de la réussite à tout prix, mais aussi des relations humaines et de l’amitié. Le film explore par ailleurs de nombreux thèmes tels la religion, l’immigration, la misère et les grands évènements qui ont bouleversé l’Amérique entre 1933 et 1968, mais aussi l’enfance, l’amour, la trahison et les rêves brisés. Dès les premières minutes du film, Sergio Leone plante le décor et l’ambiance en mettant en scène le meurtre d’une femme par des gangsters les mouvements féministes s’opposèrent d’ailleurs au film en raison des violences faites aux femmes. Ici les brumes d’une fumerie d’opium dans un théâtre, là les rues du New-York des années 30, nous voilà transportés dans le temps tels les passagers d’un voyage que l’on pressent semé d’embûches, entraînés dans un monde aussi cruel que fascinant qui rend merveilleusement hommage aux polars et aux auteurs américains mythiques qu’affectionnait Sergio Leone. Le spectateur se retrouve emporté dans une fresque haletante, oscillant constamment entre paradis et enfer, passé et présent, au son de la partition envoutante d’Ennio Morricone, le compositeur fétiche de Sergio Leone depuis Pour une poignée de dollars 1964. Ce dernier composa la musique du film plus de dix ans avant le tournage, un procédé d’usage entre les deux acolytes Sergio Leone pouvait ainsi diffuser la musique sur haut-parleurs durant le tournage pour que l’équipe du film et les comédiens s’imprègnent de l’ambiance ! On imagine aisément l’atmosphère qui devait régner sur le tournage entre acteurs iconiques, musiques grandioses et scènes magistrales. On regarde Il était une fois en Amérique hypnotisé, la gorge serrée, le cœur battant et, disons-le, la peur au ventre âmes sensibles s’abstenir, certaines scènes sont d’une extrême violence. De rebondissements en coups de théâtre, de souvenirs en souvenirs, cette œuvre mythique, dense et crépusculaire où le lyrisme, l’héroïsme, l’avidité et le crime ont la part belle, testament d’un grand maître du cinéma, est à voir et à revoir sans hésitation.
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