Unautre que moi arrivera au théùtre Ă  partir du 11 fĂ©vrier 2016. Vous pourrez dĂ©couvrir ce texte mis en scĂšne au théùtre de l’Atelier par Jean-Daniel Verhaeghe, et interprĂ©tĂ© par Claude Rich et Jean-Pierre Lorit. En attendant, comme aurait dit Musset, lisons le théùtre dans notre fauteuil ! VĂ©ronique Olmi . Un autre que moi

Fabrice Luchini au Théùtre des Mathurins, Christophe HonorĂ© Ă  l’OdĂ©on, le dernier spectacle d’Ariane Mnouchkine, GrĂ©gori Baquet seul en scĂšne
 TĂȘtes d’affiche et jeunes pousses se bousculent ce mois-ci sur les scĂšnes parisiennes. Notre sĂ©lection critique pour ne rien en manquer. r “Tout ça pour l’amour !” Entrer dans une salle sans rien attendre de prĂ©cis, en ressortir le cƓur en joie, c’est l’expĂ©rience vĂ©cue face Ă  cet Ă©tonnant spectacle que porte, avec une ardeur, une cohĂ©rence et un talent remarquables, Edwige Baily. L’actrice excelle, quel que soit le registre adoptĂ© comique, dramatique, rĂ©aliste, fantastique. On la croit dĂ©volue au stand-up quand la voici soudain qui bascule dans un plaidoyer enflammĂ© pour la littĂ©rature. Jamais figĂ©e et toujours en mouvement, elle est deux hĂ©roĂŻnes en une. La premiĂšre rejoue le destin de Gabrielle Russier. CondamnĂ©e pour avoir aimĂ© un de ses Ă©lĂšves, cette professeure de français se suicide en 1969. La seconde venge la premiĂšre en nous rappelant au pas de charge l’histoire d’Antigone, figure universelle de la rĂ©sistance fĂ©minine. La reprĂ©sentation est une dĂ©ferlante d’humour, d’intelligence, de verbe portĂ© haut, de vie. Le cƓur exulte. C’est Ă©patant. Jusqu’au 24 avril, Théùtre Montparnasse, 31, rue de la GaĂźtĂ©, Paris 14e. t2 “Chers parents” “Chers parents”, d’Armelle et Emmanuel Patron, un spectacle, malin, fin, intelligent et vif. Christophe Lebedinsky Deux frĂšres et leur sƓur traversent la France pied au plancher pour rejoindre leurs parents, qui les ont sommĂ©s de venir les voir sur-le-champ. La progĂ©niture, inquiĂšte, se prĂ©pare au pire. Et tombe Ă  la renverse lorsqu’elle comprend ce qui se passe les parents, Ă  la retraite, partent ouvrir un orphelinat au Vietnam. Pourquoi ? Comment ? N’allons pas plus loin dans les dĂ©tails de cette farce jubilatoire qui dĂ©mantĂšle le lien familial sans s’encombrer de tabous inutiles. D’une maniĂšre ou d’une autre, chaque spectateur se reconnaĂźtra dans les coups de griffes que s’échangent les personnages. Ce spectacle, malin, fin, intelligent et vif, Ă©crit Ă  quatre mains par Armelle et Emmanuel Patron ils sont frĂšre et sƓur, convoque sur scĂšne cinq comĂ©diens dont le plaisir est communicatif. Pas un dialogue ne sonne faux. Pas un clichĂ© qui ne vole en Ă©clats. La derniĂšre scĂšne est savoureuse. Un pur rĂ©gal. Jusqu’au jeudi 30 avril, Théùtre de Paris, 15, rue Blanche, Paris 9e. q “Avant la retraite” À la fin du XIXe siĂšcle, l’antisĂ©mitisme paradait sans complexe dans les salons mondains français. Ici, un nazisme tenace se cache dans un appartement autrichien d’aprĂšs-guerre. Les monstres, polymorphes, rĂ©sistent au temps qui passe. À la Porte-Saint-Martin, celle qui s’oppose Ă  l’abjection est rĂ©duite au silence, clouĂ©e, en fauteuil roulant, condamnĂ©e Ă  subir les Ă©ructations de sa sƓur et de son frĂšre, lesquels cĂ©lĂšbrent l’anniversaire de la naissance de Himmler. NoĂ©mie Lvovsky se tait. MĂȘme mutique, elle impose sa rage intĂ©rieure. Catherine Hiegel et AndrĂ© Marcon se dĂ©chaĂźnent dans un flot furieux de paroles et montent en puissance jusqu’au paroxysme. Comme un bulldozer lancĂ© Ă  pleine vitesse, le spectacle malmĂšne la paresse de nos vigilances. Il le faut. Car ceux qui dirigent aujourd’hui le monde s’appellent Bolsonaro, Poutine and Co. Plus d’un demi-siĂšcle plus tard, rien n’a changĂ©. Le théùtre nous le rappelle vertement. Jusqu’au 2 avril, Théùtre de la Porte-Saint-Martin, 18, boulevard Saint-Martin, Paris 10e. q “La Fontaine et le confinement” Fabrice Luchini rend hommage Ă  ceux qui lui ont permis de rĂ©sister Ă  l’enfermement et Ă  la solitude du confinement. Photo RAYNAUDDELAGE Trente-cinq ans qu’on aime Ă  le retrouver, psalmodiant de spectacle en spectacle les phrases miracles de grands auteurs. Son secret ? Fabrice Luchini aborde poĂštes et philosophes pour la beautĂ© sensuelle de leur langue et l’élĂ©gance de leur pensĂ©e, avec l’émerveillement du garçon coiffeur qu’il fut. Pour le public, il dĂ©guste et savoure les mots de ces Ă©crivains tel un ogre, les mĂąche et les articule entre violence et ravissement. Et ses mille digressions personnelles, politiques, sociĂ©tales, toujours drĂŽles et partageuses, font mieux pĂ©nĂ©trer encore dans les sophistications de n’importe quel langage. Luchini veut rendre ici hommage Ă  ceux qui lui ont permis de rĂ©sister Ă  l’enfermement et Ă  la solitude du confinement. Tels Blaise Pascal, La Fontaine, Baudelaire, qui lui ont donnĂ© la force de transcender les grands vides. Le confinement l’a ainsi bonifiĂ©. Il n’éructe plus quand tempĂȘte dans la salle un bruyant portable, il pardonne. Il avoue mĂȘme dĂ©sormais avoir le cƓur plus Ă  gauche. Le diabolique acteur n’a pas fini de nous Ă©poustoufler. Jusqu’au 28 avril, Théùtre des Mathurins, 36, rue des Mathurins, Paris 8e. q “Le K” GrĂ©gori Baquet est un acteur surprenant qui sait prendre son temps pour franchir, minute aprĂšs minute, les marches vers l’excellence. Les premiers instants du spectacle oĂč, seul sur scĂšne, il interprĂšte des nouvelles de Dino Buzzati s’accomplissent sur un mode mineur. Mais, Ă  mesure que l’auteur nous entraĂźne dans la forĂȘt profonde de l’étrangetĂ©, de l’absurde ou de l’irrationnel, le comĂ©dien grimpe en intensitĂ© et dĂ©voile des profondeurs de jeu Ă©tonnantes. À tel point que, d’une nouvelle Ă  l’autre, il ne se ressemble pas. Son visage est un paysage qui fluctue au grĂ© des rĂ©cits. AncrĂ© dans le rĂ©el mais aussi aĂ©rien, il a une grĂące animale et fait corps avec son unique partenaire une sculpture gĂ©ante de la lettre K qu’il renverse en tous sens. On voit rarement au théùtre le pas-Ă -pas d’un comĂ©dien qui, entrant en lui-mĂȘme, pĂ©nĂštre dans la chair mĂȘme des fictions. Allez-y, c’est cadeau. Jusqu’au 6 avril, Théùtre de l’ƒuvre, 55, rue de Clichy, Paris 9e. q “L’Île d’or” “L’Île d’or”, d’Ariane Mnouchkine, est une invitation Ă  entrer dans la chambre de l’imagination de l’artiste. Photo Michele Laurent Il y a de tout et de trop dans cette reprĂ©sentation, dont la somptueuse vitalitĂ© est communicative. Le spectacle d’Ariane Mnouchkine est une invitation Ă  entrer d’un pas ailĂ© dans la chambre de l’imagination de l’artiste, laquelle dĂ©pose, sur le plateau, le monde qui l’habite. Ce monde est un flux d’images, de souvenirs, de dĂ©sirs. Sur scĂšne, une metteuse en scĂšne alitĂ©e appelle le théùtre, le Japon, l’amour, l’humour, et la vie telle qu’elle pourrait ĂȘtre. Cette femme, double fictif de la patronne du Soleil, est un arc tendu de dĂ©lires, de fantasmes, de cauchemars, de joies et de combats. Elle imagine une Ăźle oĂč il serait possible d’ĂȘtre heureux parce que l’art y aurait eu le dernier mot. Elle le fait avec une ardeur contagieuse. Qui, Ă  part Ariane Mnouchkine, est capable de cĂ©lĂ©brer l’imaginaire avec ce sens fulgurant de l’image, ce faste du mouvement, cette beautĂ© de la mĂ©taphore qui prend corps ? Parce que l’artiste rĂȘve en grand, elle nous intime de faire de mĂȘme. Jusqu’au 30 avril, Cartoucherie - Théùtre du Soleil, route du Champ-de-ManƓuvre, Paris 12e. q “BĂȘte noire” JĂ©sus Badin est mort assassinĂ© un 14 juillet. Son corps cachĂ© dans le purin est dĂ©terrĂ© Ă  mains nues par sa mĂšre. Pourquoi, comment et par qui a-t-il Ă©tĂ© tuĂ© ? De plus en plus prenant Ă  mesure que s’écoulent les minutes, ce texte de Sarah Blamont, inspirĂ© d’un fait divers, est une enquĂȘte qui procĂšde par cercles concentriques jusqu’à resserrer la focale sur le meurtrier, bras armĂ© d’un destin scellĂ© d’emblĂ©e par la haine atavique du village pour l’étranger, l’autre, le diffĂ©rent. Seul en scĂšne, l’acteur JĂ©rĂŽme Fauvel se dĂ©pouille mĂ©thodiquement des identitĂ©s qu’il emprunte pour expliquer l’inexplicable. Il est la mĂšre endeuillĂ©e, le boucher du village, le maire, la fille du bal, les jeunes de la fĂȘte et, enfin, l’assassin. Il bascule, ce faisant, de rĂŽles de composition vers un jeu net, sans fioritures, comme s’il ĂŽtait une Ă  une des pelures d’oignon. Moins il joue et meilleur il est. Ce talent-lĂ  n’est pas donnĂ© Ă  tout le monde. Jusqu’au 31 mars, Théùtre de Belleville, 94, rue du Faubourg-du-Temple, Paris 11e. q “Le Tartuffe ou l’Hypocrite” Julien Frison, Denis PodalydĂšs et Christophe Montenez dans un “Tartuffe ou l'Hypocrite” formidablement jouĂ©, Ă  la ComĂ©die-Française. Photo Jan Versweyveld Rien Ă  faire. MĂȘme rĂ©duite de deux actes dans cette version inĂ©dite Ă©tablie par le professeur de littĂ©rature Georges Forestier, la piĂšce de MoliĂšre plonge public et personnages dans l’attente de Tartuffe, lequel se fait dĂ©sirer, mais sait ne pas dĂ©cevoir lorsque enfin il s’immisce dans la famille d’Orgon. Avec la beautĂ© d’un diable et la violence d’un pervers narcissique, il sĂ©duit en terrorisant et inquiĂšte en apaisant. Le spectacle, formidablement jouĂ©, d’une noirceur assumĂ©e, laisse le rire en coulisses et, par des moyens volontairement outranciers lumiĂšres, musique, frappe de grands coups de semonce qui interdisent de rĂȘvasser. Façon de dire qu’il ne faut jamais baisser la garde lorsque menace le danger. Car Tartuffe est pĂšre de tous les pĂ©rils politique, psychologique, social. Ce spectacle d’une pertinence absolue est une mise en demeure nĂ©cessaire. L’heure est grave. Les Tartuffe sont Ă  nos portes et plus personne n’est lĂ  pour nous en protĂ©ger. Jusqu’au 24 avril, ComĂ©die-Française, 2, rue de Richelieu, Paris 1er. q “Les Petits Pouvoirs” Le plateau s’offre en CinĂ©maScope. ScĂšne ouverte sur un patchwork de lieux bureau, cuisine, Ăźle japonaise ou bains fumants qui accueillent une histoire mouvante et liquide dont les fils se mĂȘlent, au risque de nous Ă©garer. Mais le propos est audacieusement insolite, donc intrigant. La jeune recrue d’un cabinet d’architectes fait l’expĂ©rience de la manipulation, des trahisons, des compromis, des rivalitĂ©s et de ces petits pouvoirs qu’exercent entre eux les acteurs d’une microsociĂ©tĂ©. À coups de fumigĂšnes et d’hĂ©moglobine inondant le sol, le spectacle dĂ©rive vers une dĂ©rĂ©alisation des normes et du vraisemblable. On balance entre cauchemar, cĂ©rĂ©monial Ă©sotĂ©rique et science-fiction. Un thon gĂ©ant frappe l’air de sa queue, un homme est dĂ©coupĂ© en tranches, il y a des morts, des retours en arriĂšre, des identitĂ©s de femmes qui se confondent. On s’y perd pas mal mais on ne s’absente jamais. Quelque chose se passe sous nos yeux et ça, c’est une certitude. Jusqu’au 20 mars, Théùtre ouvert, 159, avenue Gambetta, Paris 20e. q “Le Ciel de Nantes” Dans “Le Ciel de Nantes”, Christophe HonorĂ© ressuscite ses morts, les grands-parents, leurs dix enfants, et lui, lĂ©gataire d’une gĂ©nĂ©alogie chaotique. Photo Jean Louis Fernandez Une salle de cinĂ©ma vintage avec ses siĂšges dĂ©fraĂźchis regarde le public. Nous sommes l’écran sur lequel bute l’histoire d’une famille qui pourrait ĂȘtre la nĂŽtre. Christophe HonorĂ© ressuscite ses morts. Les grands-parents, leurs dix enfants, et lui, lĂ©gataire d’une gĂ©nĂ©alogie chaotique. Les acteurs convoquent les spectres par leurs mots, leurs chansons de variĂ©tĂ©, leurs engueulades, leurs soirs de fĂȘte, l’entaille laissĂ©e par les dĂ©pressifs, les droguĂ©s et les suicidĂ©s. Le metteur en scĂšne qui n’a pas su filmer ses aĂźnĂ©s tente leurs portraits au théùtre dans un prĂ©cipitĂ© de sĂ©quences qu’il jette lĂ , comme on se dĂ©barrasse d’un poids trop lourd, sans trop trier l’utile et le superflu. Ça pourrait n’ĂȘtre que narcissique, c’est plus une immersion dans un monde ouvrier et populaire dont la violence est rĂ©elle mais la douceur aussi. On a rarement vu au théùtre autant de hĂ©ros qui s’enlacent. Pour se rĂ©parer, il faut savoir s’aimer. Jusqu’au 3 avril, OdĂ©on-Théùtre de l’Europe, 1, place de l’OdĂ©on, Paris 6e. théùtre Partager Contribuer

ï»żNichĂ©au milieu de la forĂȘt des Vosges, l'emblĂ©matique Théùtre du Peuple fĂȘte ses 127 ans cette annĂ©e. Jamais, dans sa longue existence, Hamlet n’y avait Ă©tĂ© jouĂ©.
Par Sabine DarrĂ©PubliĂ© le 25/12/2014 Ă  0h00 Depuis 2011, le théùtre des LumiĂšres travaille en partenariat avec l’Adapei des Landes afin de proposer au public handicapĂ© des ateliers de pratique théùtrale adaptĂ©s. Ces ateliers sont dirigĂ©s par Jean-Jacques Palaszewski qui depuis quelques annĂ©es dĂ©jĂ , s’est spĂ©cialisĂ© dans ce domaine. En 2014, une section Théùtre et diffĂ©rence » a ouvert. Cette section reprĂ©sente un mode d’accessibilitĂ© culturelle qui peut ĂȘtre mis en parallĂšle avec les amĂ©nagements plus connus de l’accessibilitĂ© physique des personnes en situation de handicap. Jean-Jacques Palaszewski anime, tous les jeudis soir, ces sĂ©ances Ă  Saint-Pierre-du-Mont. Sortir de l’institution Jean-Jacques Palaszewski travaille au Théùtre des LumiĂšres depuis sa crĂ©ation. ComĂ©dien et musicien, il a longtemps ƓuvrĂ© dans le secteur social et mĂ©dico-Ă©ducatif en tant qu’intervenant artistique. AprĂšs avoir partagĂ© son expĂ©rience avec de nombreux psychologues, Ă©ducateurs spĂ©cialisĂ©s et personnels soignants, au sein de structures mĂ©dico-sociales et d’institutions, le comĂ©dien s’est naturellement orientĂ© vers la transmission de l’art théùtral en direction d’un public en situation de handicap. Tous les jeudis soir, cinq Ă©lĂšves fidĂšles se rendent au Forum de Saint-Pierre-du-Mont oĂč ils s’adonnent au jeu, Ă  l’interprĂ©tation et surtout Ă  l’échange s’agit surtout de sortir de l’institution et de crĂ©er du lien social. En dĂ©but de sĂ©ance, il faut prendre le temps de la connexion entre chaque participant. On se prend par la main, on fait des cercles, on fait des exercices de respiration, etc. Jean-Jacques Palaszewski est le seul animateur Ă  encadrer ces sĂ©ances, mais des adultes accompagnent les jeunes comĂ©diens et permettent, par leur prĂ©sence, de gĂ©nĂ©rer une dynamique. Pour le moment, la petite troupe travaille sur l’établissement d’un code qui correspond aux fondamentaux c’est quoi le théùtre ? Que va-t-on faire ? OĂč est la scĂšne ? OĂč est le public ? Comment ça se passe en coulisse ? Tout ceci est accompli au travers de petits exercices. Il faut Ă©galement apprendre Ă  se contrĂŽler, Ă  garder son calme, Ă  respirer posĂ©ment. La future Ă©tape sera la mise en place de quelques petites improvisations. L’atelier Théùtre et diffĂ©rence » faisant partie intĂ©grante des ateliers du Théùtre des LumiĂšres, il participera, au mois de juin 2015 Ă  la semaine des travaux d’élĂšves », qui permettent de mettre en valeur le travail de chaque atelier. Au dĂ©part de l’activitĂ©, il a fallu prendre le temps de requalifier le théùtre auprĂšs des parents, car ils en avaient une idĂ©e compliquĂ©e ». Je me suis donc appliquĂ© Ă  redĂ©finir la nature théùtre. Je prends les mĂȘmes exercices pour chaque public que je rencontre, je m’occupe aussi de la section petite enfance au Théùtre des LumiĂšres. La base des exercices pour les fondamentaux du théùtre est toujours plus ou moins la mĂȘme. J’adapte en fonction des personnes et du groupe », indique Jean-Jacques Palaszewski. Deux personnes de plus peuvent ĂȘtre accueillies dans le groupe en place. Un autre atelier pour les enfants et pour des prĂ©-ados, prĂ©vu le samedi aprĂšs-midi, est en cours de DarrĂ©
Lesoir du déconfinement, le 19 mai 2021, le Théùtre de la Ville, à Valence (DrÎme), propose un spectacle en jauge réduite. NICOLAS GUYONNET/HANS LUCAS VIA AFP Les théùtres se remettent
Paul aimerait voir le nouveau film En Corps » du rĂ©alisateur français CĂ©dric Klapisch. Mais il ne veut pas aller voir le film tout seul. Il appelle son amie Charline. Charline Salut Paul !Paul Salut, Charline, comment vas-tu ?Charline Bah, ça va tranquille, je viens de rentrer du boulot lĂ . J’avais plein de travail, j’ai cru que je n’allais jamais finir Ă  l’heure. Mais bon, c’est rĂ©glĂ©. Et toi ça va ?Paul Oui, oui. Moi je n’ai toujours pas de travail, mais j’en cherche un ! Dis-moi, ça te dirait d’aller au cinĂ©ma ce soir ? Il y a le dernier Klapisch en ce moment En Corps».Charline Ah, je connais pas bien Klapisch, il a fait quels films ?Paul T’as sĂ»rement vu un de ses films sans le savoir. C’est lui qui a fait Paris », Ce qui nous lie » ou encore L’auberge espagnole ».Charline Ah, c’est lui qui a fait L’auberge espagnole »  OK mais de quoi parle le film ?Paul ça parle d’une danseuse classique qui se blesse pendant un spectacle. Elle apprend qu’elle ne pourra plus danser et elle dĂ©couvre la danse contemporaine. Toi qui aimes la danse, je suis sĂ»r que ça te plaira !Charline Ah oui, ça a l’air intĂ©ressant. Tu veux le voir oĂč et Ă  quelle heure ?Paul Il y a une sĂ©ance Ă  20h45 au CinĂ©ma Le cafĂ© des images ». Si tu veux, on peut se retrouver un peu avant pour boire un coup. T’en penses quoi ?Charline OK, ça me va. On se retrouve Ă  quelle heure du coup ?Paul Je ne sais pas, vers 19h30, ça te va ?Charline OK ça marche, Ă  tout Ă  l’heure ! Ah au fait, comme je viens en voiture je pourrais te ramener chez toi au retour si tu Ah oui, cool merci, sinon j’allais ĂȘtre obligĂ© de rentrer Ă  pied le soir. Bon, Ă  toute, alors !Charline Å toute !Paul would like to see the new film En Corps » by French director CĂ©dric Klapisch. But he doesn’t want to go see the movie alone. He calls his friend Charline. Charline Hi Paul!Paul Hi, Charline, how are you?Charline Well, I’m fine, I just got back from work. I had a lot of work, I thought I was never going to finish on time. But it’s all taken care of. Et toi ça va ?Paul Oui, oui. Moi je n’ai toujours pas de travail, mais j’en cherche un ! Dis-moi, ça te dirait d’aller au cinĂ©ma ce soir ? Il y a le dernier Klapisch en ce moment En Corps».Charline Ah, je connais pas bien Klapisch, il a fait quels films ?Paul T’as sĂ»rement vu un de ses films sans le savoir. C’est lui qui a fait Paris », Ce qui nous lie » ou encore L’auberge espagnole ».Charline Ah, c’est lui qui a fait L’auberge espagnole »  OK mais de quoi parle le film ?Paul ça parle d’une danseuse classique qui se blesse pendant un spectacle. Elle apprend qu’elle ne pourra plus danser et elle dĂ©couvre la danse contemporaine. Toi qui aimes la danse, je suis sĂ»r que ça te plaira !Charline Oh yes, it sounds interesting. Where do you want to see it and what time?Paul There’s a screening at 845 pm at the cinema Le cafĂ© des images ». If you want, we can meet a little beforehand for a drink. What do you think?Charline OK, that’s fine. What time should we meet?Paul I don’t know, around 730 Is that okay?Charline Okay, see you then! Oh, by the way, since I’m coming by car, I could take you home on the way back if you Oh yes, cool, thanks, otherwise I’d have to walk home in the evening. Well, see you then!Charline Bye!EntraĂźnez-vous Ă  relire le texte en parlant de vous !Voici quelques exemples Ça va tranquille / Ça va et toi ? / TrĂšs bien toi ? Je viens de rentrer
 de l’universitĂ© / de la fac / de chez mes parents / de chez mes amis / de chez le boulanger / du supermarchĂ© / des cours. J’ai cru que j’allais jamais finir Ă  l’heure / j’ai terminĂ© pile Ă  l’heure / j’ai eu du retard. Je n’ai toujours pas de travail / J’ai trouvĂ© un nouveau travail. Ça te dirait d’aller
 au théùtre / au restaurant / chez moi / Ă  la piscine / Ă  la plage / faire un tour en forĂȘt / faire un tour de vĂ©lo / courir / Ă  la salle de sport ? Je ne connais pas bien Klapisch / Je connais bien Klapisch / Je suis fan de Klapisch / J’ai vu tous les films de Klapisch. Ça a l’air intĂ©ressant / ça ne m’intĂ©resse pas beaucoup, tu veux voir un autre film ? On se retrouve
 demain / tout Ă  l’heure / devant la mairie / devant le restaurant. Je viens
 Ă  pied / en vĂ©lo / en voiture / en bus / en train / en mĂ©tro. Je pourrais te ramener chez toi / DĂ©solĂ©, je ne pourrai pas te ramener chez toi. À toute / Ă  tout Ă  l’heure / Ă  demain / Ă  lundi / Ă  la semaine prochaine / Ă  la prochaine.
Hier"Les fugueuses", en direct. Des dialogues sur mesure de Palmade et ass. pour Robin et
DĂ©bats Avez-vous regardĂ© le prĂ©sident de la RĂ©publique, lundi soir, sur France 3 ? C'Ă©tait une Ă©dition spĂ©ciale du "19/20". Avez-vous regardĂ© le prĂ©sident de la RĂ©publique, lundi soir, sur France 3 ? C'Ă©tait une Ă©dition spĂ©ciale du "19/20". Pendant plus d'une heure car il y a eu des prolongations, Nicolas Sarkozy Ă©tait interrogĂ© sur tous les sujets par des journalistes qui se succĂ©daient. Le plus caressant envers le prĂ©sident a Ă©tĂ©, comme toujours, GĂ©rard Leclerc. La plus combative a Ă©tĂ©, comme d'habitude, Audrey Pulvar. Chacun Ă©tait dans son rĂŽle, en quelque sorte. Tout cela, vous l'avez constatĂ© si vous avez regardĂ© ce "19/20" hors normes. Pour ceux qui ont manquĂ© ce face-Ă -face, on rĂ©sume. Nicolas Sarkozy Ă©tait donc en grand exercice de communication, Ă  une heure de forte audience. Le thĂšme principal Ă©tait l'Europe, dont le prĂ©sident français assume la prĂ©sidence pour six mois Ă  compter du 1er juillet. Il avait un leitmotiv l'Europe doit protĂ©ger les gens et non pas les inquiĂ©ter. Il ne faut pas avoir peur du mot lui-mĂȘme. La protection ne doit plus ĂȘtre honteuse. Elle ne doit plus se cacher. La protection, c'est bien ! Le comique, dans l'affaire, est que seuls les ultralibĂ©raux sont persuadĂ©s du contraire et que, en France au moins, cette notion de protection fait l'objet d'un large consensus. Il Ă©tait question du prix du baril, qui pourrit la vie des pĂȘcheurs et des chauffeurs routiers. Pour les pĂȘcheurs, on assistait Ă  une premiĂšre passe d'armes, Ă  propos du thon rouge, entre Nicolas Sarkozy et Audrey Pulvar. Le prĂ©sident ironisait sur les compĂ©tences de la journaliste en matiĂšre de thon. Les anchois, qui ne peuvent ĂȘtre Ă  la fois Ă©puisĂ©s et surabondants, Ă©taient aussi de la partie. Allait-on se les jeter au visage ? La TVA sur la restauration, ensuite. L'Europe n'est pas convaincue de la nĂ©cessitĂ© de l'abaisser, quand les Français persistent Ă  vouloir manger dans un restaurant qui la paye Ă  taux fort plutĂŽt que dans un nĂ©faste food qui n'acquitte que 5,5 %. C'Ă©tait dĂ©jĂ  technique. Cela le devenait plus encore avec la fiscalitĂ© des produits pĂ©troliers. L'immigration ? Audrey Pulvar commençait trĂšs fort en accusant le prĂ©sident de vouloir faire du chiffre Ă  tout prix. Si on arrĂȘte plus de personnes sans papiers, on en expulsera davantage ! Nicolas Sarkozy lui rĂ©pliquait qu'il avait un coeur, lui aussi, mais que son rĂŽle consistait Ă  faire respecter la loi. Il ne cessait de lui dire "Madame". Elle ne cĂ©dait guĂšre. Le mot "nĂ©grier", Ă  propos des passeurs de clandestins, sonnait comme le point d'orgue de cet Ă©change. La tĂ©lĂ©vision, enfin. Paul Nahon, Monsieur Loyal de l'Ă©mission, dĂ©fendait solennellement le service public. Il peut mieux faire, martelait le prĂ©sident, sentencieux. Il faut dans les programmes plus d'Europe, plus de science, plus de dĂ©bats dĂ©mocratiques. Plus de théùtre, aussi. Pour le théùtre, avec lui, on Ă©tait servi. Dominique Dhombres Vous pouvez lire Le Monde sur un seul appareil Ă  la fois Ce message s’affichera sur l’autre appareil. DĂ©couvrir les offres multicomptes Parce qu’une autre personne ou vous est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil. Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil Ă  la fois ordinateur, tĂ©lĂ©phone ou tablette. Comment ne plus voir ce message ? En cliquant sur » et en vous assurant que vous ĂȘtes la seule personne Ă  consulter Le Monde avec ce compte. Que se passera-t-il si vous continuez Ă  lire ici ? Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Ce dernier restera connectĂ© avec ce compte. Y a-t-il d’autres limites ? Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant Ă  des moments diffĂ©rents. Vous ignorez qui est l’autre personne ? Nous vous conseillons de modifier votre mot de passe.
JĂ©tais seul, l’autre soir, au Théùtre-Français, ou presque seul – l’auteur n’avait pas grand succĂšs. Ce n’était que MoliĂšre Ce n’était que MoliĂšre CatĂ©gories
Home/citation/J’étais seul, l’autre soir, au Théùtre-Français, – Ou presque seul; l’auteur n’avait pas grand succĂš Musset Alfred de J’étais seul, l’autre soir, au Théùtre-Français, – Ou presque seul; l’auteur n’avait pas grand succĂšs. – Ce n’était que MoliĂšre 
Une soirĂ©e perdue 1840Citations de Alfred de MussetAlfred de Musset Autres citations pasoublier que jouer au théùtre, c’est un travail qui implique au minimum une centaine d’heures de rĂ©pĂ©titions. Lorsqu’on fait appel Ă  des enfants, ils sont souvent deux Ă  travailler le mĂȘme rĂŽle et ils alternent d’un soir Ă  l’autre. S i
Théùtre / À 83 ans, avec sa troupe du Théùtre du Soleil, Ariane Mnouchkine est toujours la figure tutĂ©laire d’un théùtre français ouvert sur le monde. 36 comĂ©diens donneront quinze reprĂ©sentations au TNP. C’est dĂ©jĂ  complet, mais chaque soir seront constituĂ©es des listes d’attente... Retour au Japon. Alors que le pays est fermĂ© depuis deux ans au touristes, Ariane Mnouchkine le rapproche de nous. C’est lĂ -bas qu’en 1963, dĂ©sespĂ©rĂ©e et sous la flotte incessante », en entrant dans une petite salle de ce qui ne pouvait ĂȘtre qu’un théùtre, minuscule », elle subit un choc en voyant un acteur je ne comprenais rien mais voyais tout 
 Ce jour-lĂ , pour la jeune voyageuse ignorante que j’étais, dans cette misĂ©rable petite salle de rien du tout Ă  Asakusa, grĂące Ă  un humble acteur japonais, il n’y avait plus ni Japon ni Occident. Il y avait le Théùtre. Universel. Humain et grandiose » dira-t-elle en 2019 lorsque lui est remis le Kyoto Prize. Ă  lire aussi Sens interdits, jour 8 La fin du voyage Elle nourrira alors ses crĂ©ations Ă  venir Richard II, Henri IV dans les annĂ©es 80 puis Tambours sur la digue en 1999 de traditions théùtrales japonaises. Tout comme son voyage au Cambodge donnera naissance Ă  L’Histoire terrible mais inachevĂ©e de Norodom Sihanouk dont une deuxiĂšme version, merveilleuse, avec de jeunes Khmers a Ă©tĂ© donnĂ©e Ă  Lyon lors des Ă©ditions 2011 et 2013 du festival Sens interdits. Georges Bigot, membre historique de la Troupe, incarnait Sihanouk dans la premiĂšre mouture, mettait en scĂšne les mĂŽmes dans la seconde et sera encore au plateau au TNP ces L’Île d’or, Ariane Mnouchkine et ses acolytes indissociables Jean-Jacques LemĂȘtre, HĂ©lĂšne Cixous
 reviennent sur cet archipel, au XIVe siĂšcle, sur une terre utopique oĂč se sont rĂ©fugiĂ©s des artistes en exil. Et mĂ©taphoriquement sur leur capacitĂ© Ă  transcender les discordances du monde puisque se trouvent ici rĂ©unis diverses nationalitĂ©s et de multiples langues chinois, japonais, hindi, persan d’Afghanistan, arabe, hĂ©breu, russe
 Ă  lire aussi Alain Françon Godot c’est Godot. Point. » Tout rĂ©cemment encore, elle prenait publiquement la parole dans une tribune parue dans TĂ©lĂ©rama au lendemain du dĂ©clenchement de la guerre en Ukraine Nous [artistes] devrions Ă©crire des pĂ©titions, des protestations. Nous devrions dĂ©filer avec des pancartes jetant l’opprobre sur nos dirigeants trop timorĂ©s pour les sommer Ă  leur tour de prendre leurs responsabilitĂ©s et de trouver des sanctions qui, en quelques mois, Ă©craseraient l’économie russe... Sans, surtout, Ă©branler la nĂŽtre. Sans surtout nous demander aucun sacrifice. Ni sur l’essence, ni sur le pain, ni sur le gaz. 
 Bref, on nous demande une solidaritĂ© posturale. On nous demande du vent. Que nous ne voulions pas mourir pour Kiev, soit, mais, pour Kiev, nous les artistes, accepterons-nous au moins de nous geler les fesses ? ». L’Île d’orAu TNP du jeudi 9 au dimanche 26 juin
Lenceinte de 60 000 places, qui vient d’ĂȘtre modernisĂ©e, sera d’ailleurs le théùtre du lancement de candidature ce mardi. Un Mondial, certainement Ă  48 Ă©quipes, que l’Uruguay ne peut organiser seul. L’Argentine, et plus rĂ©cemment le Chili et le Paraguay - des pays Ă  l’économie fragile - accompagnent ce projet placĂ© sous le signe de l'«
Simon Faches seul en scĂšne samedi soir au Petit Théùtre de Templeuve PubliĂ© 13 Avril 2014 Ă  11h50 Temps de lecture 1 min Le Petit Théùtre de Templeuve prĂ©sente samedi soir un spectaale seul en sscĂšne de Simon Faches, Pianistologie ». On peut qualifier ce spectacle de rĂ©jouissante psychanalyse oĂč le piano remplace le divan et oĂč le public est invitĂ© Ă  Ă©couter aux portes. En gymnastique, on appelle cela le grand Ă©cart. Et de la souplesse, Simon Fache n’en manque pas. Comme le prouvent le gĂ©nĂ©rique de Mac Gyver et les sonates de Chopin que le musicien virtuose dĂ©gaine avec autant de dĂ©fĂ©rence. Lorsque ce dernier se permet d’ailleurs de confondre Wolfgang Jackson avec Michael Mozart ou encore de crĂ©diter Blanche-Neige au gĂ©nĂ©rique de Neuf Semaines et demies, ça n’est pas par goĂ»t gratuit de la querelle, mais pour la simple et bonne raison qu’il peut se le permettre. Simon Fache, pour le critique Geoffrey Sebille, est le premier musicien qui, non seulement, prouve que l’habit ne fait pas le moine mais que l’on peut, surtout, allĂ©grement dĂ©conner en queue de pie. Peu importe au fond qu’il s’agisse du gĂ©nĂ©rique de Mac Gyver ou des sonates de Chopin, quand Simon Fache aime bien, Simon Fache chĂątie bien. » Samedi 19 avril Ă  20 h 30 au Petit Théùtre de Templeuve. Tarifs 9 et 5 €. RĂ©servations Au Petit TheĂątre, Templeuve
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  • j Ă©tais seul l autre soir au théùtre français